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   Thibault Vermot



Lauréat du concours du mois de décembre 2006


Thibault Vermot a 21 ans et est actuellement en Master II lettres modernes en France.


Sonnet luxurieux - la pucele du cu.

Sous la culotte ie fé veoir,
Alors qu'elle trousse jupon,
Le membre dru, gaillard, frippon
Elle, son cu blanc et mignard

"Ie ne saurai dire comment
Mon vit art de vous faire fête
- En ce joli cu rosissant
Tout gentillement qu'il se mette."

Philis a genoux, gémissant,
Le rein cambré, le cu offert,
Soutient l'assaut de son amant ;

Alcandre grogne, peste, rage,
Il est enfin dans le derrière,
Et limant, ouvre le passage !


Thibault Vermot



   Alain Hannecart



Lauréat du concours du mois d'octobre 2006



Alain Hannecart est technicien supérieur informatique, il a 51 ans et demeure en Seine et Marne

SENSUALITE

Le plaisir de la chair est un feu dévorant
Qui vous brûle dans l'âme et vous laisse pantelant
Tantôt ce sont les mains qui versent des onguents
Tantôt c'est une langue qui passe comme un gant

C'est un baiser sur l'il ou sur le bleu d'une veine
Un mélange d'haleine qui descend jusqu'à l'aine
C'est la vague soudaine qui monte et qui descend
C'est la vision obscène de deux corps indécents

C'est la bouche qui mord qui dit oui et consent
C'est dans l'acte d'amour des encore gémissants
C'est la caresse intime qui répond au désir

C'est l'onde qui survient en réponse au plaisir
C'est le corps dévêtu objet de convoitise
Sous le regard sensuel que l'envie électrise

ALAIN HANNECART



   The Hung Lan



Lauréat du concours du mois de septembre 2006

The Hung Lan est né en 1935, réside au Vietnam où il exerce la profession de traducteur de français d'anglais


MOMENT D' EXTASE

Me penchant sur ta bouche, ma chérie, je brûle d'une envie dévorante
De t'accabler de patins, mordiller ta peau en se frottant
Dans un congrès intime de deux corps nus où l'on se confond,
Emportés voluptueusement dans un élan lascif et polisson.

Tes seins sur ma poitrine, ton ventre sur mon vit,
Tu m'enivres en accélérant le rythme de nos coeurs unis.
Les yeux clos, le souffle retenu,tu t'allonges les jambes écartées;
Empoignant mon dos,tu enfonces brutalement mon sexe
Dans ta fente réchauffée.

La boîte a ouvrage est là ,elle attend le bateau charnel qui arrive
En fendant les flots de l'amour au bord de la nymphe.
Alors ennuis,chagrins,douleurs,et complexes
Tout se disparaît au moment d'extase comme par réflexe.

Le jet de foutre qui arrose ta chatte
Te remplit d'orgasme ressemblant a une pariade
Avec des effusions d'une soirée amoureuse
Ou nous nous unissons dans une danse folle et joyeuse

THE HUNG LAN (Vietnam)




   Max Heron



Lauréat du concours du mois d'août 2006

Max Heron est né en 1950, demeure en Ile de France et excerce la profession de coach, formateur, enseigne à HEC et à l'INSEAD.



COMME UN BONBON SUCRE (MES FEMINITES 2)


Comme un bonbon sucré
je fonds sous ton étoffe
de coton
de satin
de soie
que sais-je ?

Que fais-je ?

Rien

je ne fais rien
et je me laisse aimer.

MAX HERON



   Hélène Lachenmaier



Lauréate du concours du mois de juillet 2006


Hélène Lachenmaier est née en 1959 réside dans le Rhône et exerce la profession de secrétaire.


IVRESSE

Je connais la douceur d’une main qui me touche,
Des lèvres, d’une bouche
Et d’un sexe enivré qui me prend sur la couche

Je connais ces plaisirs, voluptés délicieuses
Où d’ingénue lascive, je deviens audacieuse
Promesse sensuelle dans la nuit silencieuse

Et je connais la fièvre quand à mon corps arqué
De savantes caresses à mon corps extasié
Un désir ineffable me laisse, émerveillée

Je connais les réponses à toutes ces caresses
Et j’oublie la raison et j’oublie la sagesse
Contre lui je me presse

Je réponds à l’appel, je cherche ses soupirs
Sous mes doigts il chavire
Ma bouche aux baisers chauds fait monter son plaisir

Nos corps pâmés d’effroi, embrasés par nos sens
S’unissent en cadence
Forcent l’inaccessible d’une extrême jouissance

Aux rythmes endiablés
Cèdent bientôt des spasmes à nos corps propulsés
A nos corps repus de l’ivresse partagée

Le souffle ralenti, une larme à mes yeux,
Perle abandonnée, signe tel un aveu
Le plaisir partagé

Dans le parfum musqué
Nos deux corps alanguis savourent l’instant passé
Emportant nos esprits dans des rêves enflammés.

HELENE LACHENMAIER



   Vincent Larramendy



Lauréat du concours du mois de juin 2006


Vincent Larramendy est né en1987, habite dans les Yvelines et est étudiant à la Sorbonne en Fac de Littérature.

SOUVERAIN DE SON COEUR

Alors qu'au dehors tombait de blancs flocons
A la lueur d'une bougie, je contemplais la belle
Etendue, de son corps nu dévoilant les vallons
La bouche offerte, de moi éprise, à moi fidèle
Souverain de son coeur
Et, laissant glisser mes doigts sur sa poitrine
Lentement en son sein s'écoulait ma tristesse
Mêlant mes sanglots à la neige cristalline
Je saisissait en mes bras ma douce maîtresse,
Souverain de son coeur
Et les yeux clos, sa bouche à la mienne accouplée
M'attirant à elle, contre son bassin recourbé,
Désireuse et empressée, Aphrodite parfumée,
J'oubliais en son être, ma funeste destinée...

VINCENT LARRAMENDY






   Nathalie Yot



Lauréate du concours du mois de mai 2006

Nathalie Yot est née en 1966 et aprés des études d'architecture, elle se consacre à la musique puis à l'écriture



LE POUVOIR

Tes yeux, je les veux vissés dans les miens.
Cela fait décupler mon plaisir,
Quand je vois les nuances d’abandon colorées ton iris.
Ton visage tout entier prend cette forme absente,
Ta bouche inerte concentrée sur ton sort,
Ton regard impassible à deux doigts de la mort
Précipite ma rage et incendie ma peau.
Oui, tu pars, hasardeux, ailleurs, et bien plus loin encore,
Qui suis je à cet instant ta nymphe ou ton tombeau ?
Je t’offre mon terrain, sans balises, sans détour,
Habilités de femme en dépit du mensonge,
Plus aucune décence ne limite mon tourment,
Je livre tout, en images charnelles,
Le déclin et l’audace,
L’emprise criminelle,
La paix et le conflit au berceau du dédain.

NATHALIE YOT





   Johanne Hauber-Bieth



Lauréate du concours du mois d'avril 2006


Johanne Hauber-Bieth est née en 1949 et est assistante de direction. Elle est par ailleurs Ambassadrice Universelle de la Paix


LE FRUIT DE LA PASSION

Quand perle sa rosée en goutte riche et tendre,
Le fruit rouge, en ma main qui le presse un peu fort,
Me stimule encore plus tout en venant se tendre
Vers ma bouche gourmande où l’attend un doux sort.

Aspiré sans vergogne, il trouve bien sa place
Dans ma gorge profonde, avec empressement,
Car ce fourreau soyeux est loin d’être de glace :
Il prise ses assauts au moindre glissement.

Raidi par ton désir et par ma langue experte
Il a pris de l’ampleur ; c’est le fruit tropical
Dont la taille étourdit par sa mesure offerte
En comblant un banquet… tel un dessert royal !

Allant, venant, d’ivresse il inflige à mes lèvres
Un rythme plus rapide et, déjà, l’avant-goût
De cette quintessence - affluant par mes fièvres -
Qu’il me délivrera me grise plus que tout.

Les remous de sa sève élèvent leur cantique.
Mais, voulant savourer encore un peu le jonc,
Je retarde son flux d’une habile pratique,
Juste avant que, d’émoi, n’explose son bourgeon.

La passion l’emporte, alors d’un bel entrain
Je suce goulûment ce fruit qui me rend folle
Pour recueillir son flot robuste, souverain,
Sur mes papilles où leur seul sens en raffole

Au verger de l’amour où, simplement, je t’aime

JOHANNE HAUBER-BIETH



   Patricia Di Maio-Zabehi



Lauréate du concours du mois de mars 2006

Patricia Di maio-Zabehi a 43 ans, demeure dans l'Hérault et travaille dans l'enseignement



POLIORCETIQUE


Comme un soudard ivre de conquête,
Partir à l’assaut de tout ton être,
De tes monts et merveilles
Comme l’on fait d’une citadelle imprenable ;
De ma bouche avide,
M’emparer de tes places fortes
L’une après l’autre,
Apprendre à déjouer patiemment
Tes ruses,anéantir tes résistances ;
Défaire les remparts de tes bras,
Dompter d’une brûlante étreinte
Ta nuque frémissante et rebelle,
Pacifier de baisers
Les places blanches de tes épaules,
Et m’emparer par traîtrise
Des dômes clairs de tes seins,
Me délecter enfin
Du trophée de leurs pointes dressées.
De mes doigts affamés
Parcourir le dédale de ton corps,
Tes pleins et tes déliés,
Livrés à moi du crépuscule à l’aube,
Sans jamais parvenir à en faire le tour.
Profaner avec délice,outrager même,
Tes secrets d’ombre,
M’enivrer de tous les muscs de ta peau
Dans ma soif intarissable de toi.
Et sous l’arc-boutant de tes reins
Enfin soumis,
Forcer les portes de ton plaisir,
A ton palais de roses et de nacre
Cueillir de ma langue éblouie
Le miel de ton extase,
Elixir de nos désirs réunis.
T’ouvrir à moi
Te jeter en pâture à mes lèvres,
Festoyer de ta chair
Te faire absolument mienne
En entravant tes mains et tes soupirs.
Puis,malgré tes tendres suppliques,
Continuer,continuer,
Me vautrer en barbare dans la soie tiède
De ton ventre et de tes cuisses,
Y perdre mon âme sans doute,
Me repaître de toi,toi
Jamais consentante mais toujours offerte,
Mettre tes pensées à feu et à sang,
Crucifier ton corps en de douces morsures
Jusqu’à ce que,brisées toutes deux
D’exquise lassitude
Nous glissions ensemble vers le repos
Moi ta victime, toi mon bourreau,
Enchâssées l’un dans l’autre,
Ton cœur près de mon cœur.

PATRICIA DI MAIO ZABEHI




   Gérard Harltalrich



Lauréat du concours du mois de février 2006

Gérard Harltalrich a 56 ans, réside dans le Var et excerce la profession de Chef de chantier T. P

SINGULIERE VERTU


Par tes lèvres, aucun vœu tu n’auras formulé
Mais garde ce bien précieux dans la chasteté
En charge et honneur jusqu’à ce jour élu
Au ton cuivré de la fleur qu’on aura perçue.

Douce de févrilène en moite pâleur
Bractées d’une marjolaine, forte senteur
Te voilà en éclosion la sève montante
Perverse délectation de l’âme postulante.

Un corps ajourné au prétendant qui réclame
Se voir refuser par avances coupables
Une pudeur de chatte au manteau d’hermine
Du vit qu’on appâte y flétrir la gredine.

Par tes lèvres, aucun vœu tu n’auras formulé
Mais prends ce bien précieux par amples avalées
Décharge au bouquet d’un viril membre élu
Images satanées dans l’excitant vécu.

GERARD HARTALRICH




   Jay Black



Lauréat du concours du mois de janvier 2006

Jay Black a 42 ans et vit à Vancouver où il travaille pour le Département des Parcs et Loisirs


DERNIERS SACREMENTS


« Et, après avoir rendu grâces, il la leur donna
en disant : Buvez-en tous, car ceci est mon sang. »


- Livre des prières communes

Et à la chaude lueur mouvante
des bougies vanillées,
diffuse entre les murs parfumés
de mon bureau en bois de rose,
tu étais étendue, les yeux fermés,
tes pieds nus sur la causeuse,
et tu écoutais les poèmes
coulant d'entre mes lèvres mûres,
iambes paisibles en harmonie
avec ton pouls intensifié, quand,
de ma place devant toi sur le sol,
un faible éclat que
je vis du coin de l'œil
séduit mon attention,
insistant, lors même que je continuais
à réciter, jusqu'à ce que,
réticent à résister à son magnétisme,
je me tournai pour contempler
le lustre rouge subtil
reflété par tes ongles de pieds
couleur sangria.

Ta mystique m'aurait échappé
n'eus-je été ainsi béni,
mais, comme un homme,
je succombai à l'envie,
incapable de réprimer
le désir évoqué en moi
par ta beauté délicate.
Sur ce, oubliant
ton amour pour un autre,
je devins fasciné par une sublimité
au-delà de ton charme physique,
de par le soin que tu avais pris,
le temps que tu avais mis de côté,
pour te faire belle pour moi,
bien que tu avais dû savoir
que tu l'étais déjà,
et en cela perçus-je ta divinité.

Je présageai alors
l'angoisse qui s'ensuivrait
si nous étions sincères
et je forgeai ainsi une alliance
avec mon âme,
je pesai l'extase fugace
de l'aveu de mon amour
contre une vie qu'il nous faudrait
passer l'un sans l'autre,
puis je baissai les paupières,
me penchai plus près,
et pressai mes lèvres tendres
sur tes chevilles en un baiser.

Je t'embrassai encore,
et même une fois de plus,
des baisers doux comme du duvet
ôté du sein d'une colombe,
puis je me souvins de ta promesse
à ton bien-aimé et je pris conscience
de ton droit à la colère,
je tempérai alors mon affection
pour me préparer à ton dédain,
mais lorsque je levai mes yeux timides
je remarquai les tiens, humides de pitié,
et avec la larme qui m'accordait ton pardon
je me retournai pour encore regarder tes pieds
et je bus tes ongles rouge sang
de mes yeux peccants,
ma vision un calice
duquel siroter mon salut,
puis je congédiai mon cœur,
un raisin mûr, passé
au pressoir de l'amour.

JAY BLACK - Poète anglais-canadien (Traduit par Sandra Chiancone)



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